©BENOIT PAILLE

Quand Pelgag chante, les images s’animent. Et quand Klô joue, l’air se colore. Klô Pelgag est un monde à elle seule, une femme-enfant extraordinaire… Une auteure, compositrice et interprète à l’imagination sans fin. Alors que les yeux s’en éprennent et que les cœurs se braquent sur son luxuriant univers de piano, de cordes, de bois et de voix, la belle et rêveuse brunette tend une matérialisation de cette pop magie si unique qui est la sienne sur un tout premier EP officiel coréalisé par Yves Desrosiers. D’emblée enrobé dans l’orchestrale et majestueuse Ariane, l’on frissonne sur Tremblements avant de plonger dans Comme de rames… Et puis viennent Les maladies de cœur, troublantes, annonçant une fin trop hâtive, un bonheur que l’on aurait volontiers prolongé.

L’essence « Pelgagien » se puise devant le fleuve Saint-Laurent. C’est à Rivière-Ouelle qu’est basé le laboratoire de création où un piano sans brassière, accoté à une fenêtre qui offre un regard plongeant jusque dans le creux de la petite baie où les histoires s’inventent. Inspirées par l’art visuel (Botero, Dali, René Magritte), la littérature et le théâtre (Vian, Ionesco), le cinéma (André Forcier, Jean-Claude Lauzon) et la musique (Vigneault, Debussy, Brel, King Crimson, Zappa etc.), Klô Pelgag s’efforce à faire de ses chansons un paysage pour les aveugles. Belle brune à l’œil ouvert et à l’oreille brillante, Klô fait se confondre musique et mot... Pour que l’un n’existe pas sans l’autre. Sur les planches, le « Câline de Bine band » est sa complémentarité, Klô n’est plus seule. C’est Mathieu dit Pelgag qui fait ressortir la beauté des accords avec sa grâce matinée de sons riches et raffinés. Et voilà que naissent des chansons orchestrales déjantées et poétiques.

À l’orée d’un 1990 bien senti, Chloé Pelletier-Gagnon éclot du ventre de sa mère. Elle n’est alors qu’à demie-elle jusqu’à ce qu’elle atterrisse dans les bras de la complémentarité du « Pel » ; son père, le « Gag » d’entre les deux. Pelgag est née. Un anachronique aussi facile qu’inefficace, aussi lourd à l’oreille qu’exotique à la compréhension. Alors que le corps pousse comme sa mère précédemment, l’âge prend de l’âme et se découvre une obsession pour les accents. Le circonflexe est élu et devient la signature du complot. Klô Pelgag se voit éjectée du réalisme de l’école dite secondaire pour esquiver vers le théâtre qui ne la retient pas et rebondir légèrement vers le cinéma qui ne l’a jamais vraiment tenu. Si elle rêve d’hygiénisme dentaire, c’est plutôt la musique qui cogne à la porte — trop petite maintenant pour pouvoir en sortir —, puis les cons courent et s’enchaînent.

Prix et mentions
Récipiendaire de prix Miroir Célébration de la langue française 2012, Finaliste et lauréate de cinq prix au Festival international de la chanson de Granby (dont Festival d’été de Québec, Francofête en Acadie, les Rencontres d’Astaffort etc.) ; Chanson Jeune Création Maison du Québec à Saint-Malo ; Lauréate du concours do-mi-sol (Chante en français) 2011 ; Vue sur la relève 2011 ; Lauréate du Tremplin de Dégelis 2010 ; Chansonneure au Festival en Chanson de Petite-Vallée 2010 ; Ma Première Place des Arts 2010 : prix Richard Desjardins (résidence classe de maître avec monsieur Gilles Vigneault à Natashquan) ; Participation aux Rencontres D’Astaffort à l’automne 2010 (École de Francis Cabrel) ; 2009 : Lauréate du concours Le Cabaret du Bout du Monde qui la mènera aux Rencontres qui chantent (Vue sur la relève, Francofête Moncton, Petite-Vallée) ; lauréate du concours Fais-moi une scène de Carleton.

Tournée organisée grâce au soutien de Air Canada.

Plus d’informations : klopelgag.com/pro