Pierre Assouline sera à Tianjin le 26 mai 2015 pour parler de son documentaire "Le siècle de Cartier-Bresson" qui retrace la vie de son ami, le photographe Henri Cartier-Bresson.

LE SIÈCLE DE CARTIER-BRESSON

Sa voix et ses clichés. A partir d’archives, le journaliste-romancier a réalisé un documentaire original sur son ami Henri-Cartier Bresson.


Henri Cartier-Bresson (1908 - 2004)

PIERRE ASSOULINE

Journaliste, biographe, romancier et blogueur, Pierre Assouline signe à 59 ans son tout premier documentaire : Le siècle de Cartier-Bresson, autour de l’œuvre de ce maître du noir et blanc, dont il a retracé la vie et dont il fut l’ami. Un film original, entièrement composé d’images saisies par l’objectif du photographe et de bribes d’interviews qu’il aura accordées tout au long de sa vie.


Pierre Assouline

Ci-dessous un extrait d’une interview délivrée à Télérama :

À quand remonte l’amitié qui vous liait à Henri Cartier-Bresson ?

À l’époque où j’étais grand reporter au magazine Lire. Je voulais faire un grand entretien avec lui et, chaque année, je lui envoyais un petit mot. Un jour, il m’a finalement répondu, en me disant : « Je ne donne pas d’interview. Ma vie n’a aucun intérêt. » Nous sommes restés une heure et demie à parler au téléphone. À la fin, il m’a proposé de le voir : « Pas de magnétophone, pas de crayon. Rien. » J’y suis allé, et nous avons passé l’après-midi ensemble. Après quoi, il m’a emmené au café et on a bu un coup de rouge. On s’est même un peu pintés. Notre amitié est née comme ça [en 1997]. Trois semaines après, l’entretien est paru. Il en était content. On s’est revus, écrit, téléphoné. On déjeunait ou on dînait ensemble. C’est devenu un ami, malgré un demi-siècle de différence d’âge.

Comment en êtes-vous venu à lui consacrer votre premier documentaire ?

Dès que vous avez un petit nom d’auteur, les producteurs vous demandent si vous n’avez pas un projet de film. A chaque fois que l’un d’eux me posait la question, je répondais : « Un documentaire sur le siècle de Cartier-Bresson.
— Formidable !
— Oui, mais il faut que je vous dise… J’ai trois parti pris. Premièrement : on ne voit que ce qu’il voit — ses photos, ses documentaires et c’est tout. Son regard sur le XXe siècle. Deuxièmement : on n’entend que lui.
— Mais vous aurez assez d’interviews ?
— Je trouverai. La musique : uniquement du Bach — parce qu’il plaçait ce compositeur au-dessus des autres. »


Photographie de Cartier-Bresson