En d’autres contrées, vieillir c’est encore acquérir la sagesse et le respect. En Occident, dans une société qui refuse la mort, c’est la décrépitude annoncée et le plus souvent vécue. Surtout lorsqu’on est une femme.
Qu’en est-il donc de la danseuse, plus que tout autre confrontée au regard d’autrui ? Qui plus qu’elle pourrait souffrir de se sentir toujours la même et d’être pourtant chaque année un peu plus différente de ce qu’elle était ?
Certains signes il est vrai apparaissent, telles ces tâches brunâtres qui parsèment peu à peu les mains et qu’on nomme joliment dans les campagnes françaises les fleurs de cimetière.
Mais chaque âge a sa raison d’être, et avec la cinquantaine vient le moment de se poser quelques questions, d’écouter attentivement son corps, cette mémoire vivante qui, le temps aidant, a tant de choses à dire, à transmettre. Afin que la vieillesse ne soit pas une sinistre parodie de notre jeunesse, il n’y a qu’une solution : s’accepter telle qu’on est, se découvrir chaque année plus riche du temps qui passe, et continuer plus que jamais à cultiver l’amour et le partage, seules fins qui donnent un sens à notre vie. C’est ainsi j’ai pour vous réuni ce bouquet de danseuses dont le savoir et l’expérience n’a en rien flétri le charme . . .

Date :Le mardi 9 octobre à 19h30

Lieu :Théâtre provincial du ShanDong